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Patchwork

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Patchwork - histoire du patchwork

D’OÙ VIENT LE PATCHWORK ?

De quand datent les plus anciens patchworks ?
Probablement depuis que la couture existe ! Proche Orient, Perse, Égypte, Grèce, Rome Antique connaissaient déjà la technique du patchwork.
L’Académie des Sciences de Saint Petersburg conserve un fragment de tapis funéraire réalisé selon la technique du Patchwork entre 100 av. J.-C. et 200 ap.  J.-C., tandis que le British Muséum possède une statuette d’ivoire représentant un pharaon portant des vêtements confectionnés en patchwork datant du II° millénaire av. J.-C.
En Europe la technique est utilisée à partir du Moyen-âge : les vêtements portés par les Croisés sous leurs armures et les caparaçons qui protégeaient les chevaux lors des tournois étaient « quiltés » (matelassé). Les étendards sont en « appliqué », le costume d’Arlequin en « Piècé » (assemblé)
Mais le patchwork décoratif et artistique est très récent

 

Le patchwork en Angleterre

Au retour des Croisés, les femmes utilisèrent largement le capitonnage pour la lingerie avec des tissus précieux (soie, satin taffetas) le réservant aux classes nobles.
Les femmes plus humbles utilisèrent des tissus usagés et des chutes de couturières pour confectionner des vêtements et des couvertures.
Les vêtements de la reine Élisabeth étaient si pesants qu’ils étaient montés sur roulettes ! C’est d’ailleurs à l’époque Élisabéthaine (1558-1603) que le patchwork devint un art
Marie Stuart, reine d’Écosse emprisonnée pour vingt ans, consacra sa réclusion au patchwork. Certains de ses ouvrages sont conservés aujourd’hui à la Tour de Londres.
Les ouvrages les plus riches et les plus convoités datent de l’époque Victorienne (1837-1901). On trouve la mention de patchwork dans les testaments de cette époque, ils sont légués au même titre que les objets précieux.
Les « quiltmaker » vont de ville en ville pour matelasser les ouvrages et sont payés en fonction de la quantité de fil utilisé.
Le « marker » est celui qui trace au crayon les lignes de matelassage formant parfois des dessins complexes ; Joe Hedley est le plus célèbre marqueur du XVIII° siècle.

 

LE PATCHWORK EN EUROPE

Au cours de siècles, chaque payse d’Europe a apporté sa contribution au développement du patchwork.
Les Français, par exemple, introduisirent la coutume de découper des figures dans un tissu quelconque pour les superposer ensuite sur un support différent, selon la méthode dite de l’application.
L’Espagne catholique fut la première à introduire les techniques du patchwork dans la confection des ornements sacrés et porta ce type de procédé à un très haut niveau, l’élargissant également aux vêtements féminins.
En revanche, vu la nécessite  de lutter contre les conditions climatiques très rigoureuses, les couturières des Pays nordiques se spécialisèrent dans l’utilisation des tissus de laine.
L’Italie fit sienne cette technique, même si elle ne devint pas une tradition nationale aussi riche que dans d’autres pays d’Europe. Nous avons un exemple très célèbre de patchwork dans le costume à losanges d’Arlequin.
D’autres exemples significatifs de la production italienne de patchwork sont fournis par les costumes, les bannières, les caparaçons des chevaux et tout ce qui pouvait servir à conférer richesse et vie au Pialo de Sienne (course de chevaux se déroulant tous les ans sur la Piazza del Campo.
Des travaux de patchwork ont été également produits en Sicile.
La beauté des dessins et de l’art de l’exécution des produits siciliens sont particulièrement bien attestés par une couverture du XIV° siècle qui représente la légende de Tristan et Iseut, avec figurines appliquées de personnage, fleurs et animaux.
Mais, c’est l’Angleterre qui vit l’apothéose de cette production, du moins jusqu’à ce que les couturières de Nouveau Monde viennent lui disputer cet honneur.

 

LES DEBUTS DU PATCHWORK EN AMERIQUE

Au XVII° siècle les premiers colons Européens en Amérique connaissent une certaine misère.
Cela obligea les femmes à confectionner leurs couvertures à partir de tissu de récupération (vêtements très usagés, vieilles couvertures, toiles à sac de grains ou de farine………) et à les rembourrer avec des matériaux très divers tels que  paille, feuilles sèches, papiers.
Il était bien sûr impossible de quilter de tels ouvrages si bien que les trois épaisseurs étaient assemblées par des nœuds.
Ce n’est que bien plus tard (culture du coton et élevage des moutons) que le rembourrage a permis un matelassage piqué régulier.

C’est à l’époque des pionniers que sont nés les blocs.
Ils permettaient ainsi de réaliser l’ouvrage par petits morceaux. Ainsi, des petits bouts de l’ouvrage pouvaient être faits un peu partout sans prendre beaucoup de place (en particulier de travailler sur les genoux dans les chariots)

 

LES AMISH

Il est impossible de prétendre présenter l’histoire du patchwork américain sans parler de la tradition amish.
Les quilts des Amish sont en effet le reflet des communautés si singulières dans lesquelles ils sont nés.
L’histoire des Amish a commencé en Suisse au début du XVI° siècle lorsqu’un groupe décida de se séparer de l’Église officielle, prétextant que l’on ne pouvait promettre obéissance qu’à Dieu. Les persécutions commencèrent rapidement et se poursuivirent dans tous les pays d’Europe centrale vers lesquels les mennonites (terme de l’époque encore utilisé aujourd’hui) émigraient.
Près de deux siècles plus tard, en 1693, Jacob Ammann fonda sa propre communauté et décida que ses membres qui auraient des rapports avec l’extérieur seraient chassés.
Très mal acceptés, les Amish, comme on se mit à les appeler, finirent par émigrer en Amérique du Nord pour trouver enfin la liberté de vivre selon leur conscience.
Ils sont actuellement environ 90.000 et vivent pour la plupart dans des communautés en Pennsylvanie, dans l’Ohio et l’Indiana.
Dans chaque communauté, le patron de la robe est le même afin d’éviter coquetterie et originalité. La robe s’allonge avec l’âge. Les femmes portent un tablier sur leur robe, des châles pour se réchauffer.
La structure familiale est patriarcale. La femme a la charge des enfants, de la maison et du potager. Les hommes travaillent aux champs et aux différentes constructions. Les liens de la communauté sont très forts et l’entraide importante.

LE PATCHWORK AMISH

Il est évident que le patchwork amish a lui aussi des caractéristiques très marquées. Il n’utilise ainsi que des tissus unis. Leur assemblage produit des effets parfois saisissants.
Dans les angles, les bandes très larges des bordures ne sont jamais montées en biseau, mais avec des carrés de couleurs différentes.
Les Amish de Pennsylvanie sont sans doute restés les plus stricts, si bien que leur conception du patchwork n’a pas évoluée et ne s’est pas enrichie au contact de l’extérieur.
Plus libérales, peut être parce que leurs membres ont été chassés ou ont choisi d’émigrer, les autre compagnies se sont ouvertes à la techniques des blocs. Mais les règles restent strictes : il faut répéter le même bloc sur tout le quilt et ne pas employer plus de deux couleurs dans un même bloc. On peut cependant changer de couleurs d’un bloc à l’autre.
Ce sont ces contraintes qui font la merveilleuse simplicité des quilts amish.

 

PATCHWORK OU KILT ?

Pour un même ouvrage, on parle de Quilt aux États-Unis et de Patchwork en Europe.
Pour comprendre la signification exacte de ces mots, il convient de faire un peu d’étymologie :
QUILT : origine latine signifie rembourré, matelassé, tandis que
PATCHWORK : origine anglaise est formé de deux mots : patch=petits morceaux, pièces rapportées et work= travail
Le mot Patchwork correspond d’avantage à la technique de réalisation du dessus de l’ouvrage, tandis que Quilt correspond à la technique de matelassage.
La définition Américaine du Quilt est : « ouvrage composé de trois épaisseurs de tissu (uni, appliqué ou réalisé en patchwork), une ouatine et une doublure, le tout maintenu ensemble par des piqûres ».

 

L’ORIGINE DES NOMS

Les pionnières américaines ont donné des noms évocateurs à leurs blocs, facilitant les échanges et la reconnaissance des motifs.
Il n’est pas rare de retrouver un même motif avec plusieurs noms en fonction du lieu ou de la communauté de création.
Les noms sont inspirés :
• De la vie quotidienne (LOG CABIN la cabane de rondins, SHOO-FLY chasse mouche………….)
• De la nature (EVENING STAR l’étoile du soir, SNOW BALL la boule de neige…………..)
• De la bible (JACOB’S LADDER l’échelle de Jacob, DAVID & GOLIATH……
• Ou encore de la situation géographique (ROAD TO OKLAOMA route pour l’Oklaoma………..)

 

GRANDMOTHER’S FLOWER GARDEN

La figure de l’hexagone a très souvent été utilisée dans les ouvrages anglais en patchwork, dès le début du XVIII° siècle.
Le motif le plus souvent composé à base d’hexagones est le Grandmother’s flower garden (jardin fleuri de grand-mère) qui a joui d’une grande vogue en Amérique également.
Dans le motif original figurent une pièce centrale, généralement jaune (le bouton de la fleur), six hexagones de dimensions identiques tout autour (la corolle) parfois douze hexagones égaux (une seconde corolle) et, plus vers l’extérieur, d’innombrables hexagones verts qui représentent les sentiers herbeux du jardin.
Au lieu de la disposition en hexagone, la disposition des hexagones en losanges est également commune.
Tout aussi plaisantes sont les courtepointes dans lesquelles la disposition des hexagones est faite au hasard, sans former aucune figure géométrique.
Dans ce cas, c’est le choix des tissus et des couleurs qui confère à l’ouvrage son esthétique particulièrement agréable.
Lorsque la dimension des pièces le permet, un piquage, lui aussi en hexagone, complète l’ouvrage et le rend plus précieux.

 

LOG CABIN

Le Log cabin est incontestablement l’un des plus célèbres dans la foule des motifs de patchwork. Beaucoup pensent qu’il est d’origine américaine ; il a en réalité une longue tradition derrière lui, sur les deux rives de l’Atlantique.
Il semblerait d’après l’historienne suédoise Asa WRETTE , que la tradition du Log cabin ne soit pas née aux USA.
Les Suédois auraient importés dans les États du Nord des États-Unis la technique de la construction du Log cabin : en effet, ces derniers vivaient également dans des cabanes de rondins. Les lits étaient recouverts d’un matelas remplis de paille, de crin de cheval, de cheveux humains et de poils de souris. Il n’y avait ni drap ni couverture, seul un patchwork constituait à lui seul le dessus de la literie.
Nous trouvons le Log cabin en Angleterre dès 1700, mais ce seront les couturières américaines qui le rendront célèbre à l’époque des pionniers : à partir de XIX° siècle, il est si intimement lié à la tradition du nouveau monde que son « améracanité » ne fait plus aucun doute.
Log cabin signifie Cabane de rondins : symbole du foyer, la forme carrée centrale ou cheminée autour de laquelle s’agençaient les « logs » était souvent rouge, représentant le feu de l’âtre ; le jaune était employé pour représenter la lumière des fenêtres et le noir, pour les guerres de sécéssion.
Le Log cabin était parfaitement fidèle au mode de vie des pionniers ; c’est vrai tant par sa représentation graphique que pour sa technique de confection simple et praticable en tout lieu, même le plus exigu et le plus inhospitalier.
De plus, il permet d’utiliser les tissus les plus disparates.
Traditionnellement les logs s’agencent en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre ou à l’inverse autour d’une cheminée centrale.
Les variations du Log cabin sont obtenues par l’emploi contrasté des couleurs foncées et claires, ainsi que par l’agencement des blocs entre eux : c’est ainsi qu’avec le même bloc, on peut obtenir quantité de dessins différents qui prirent des noms insolites comme « la grange », « les éclairs », « les sillons » etc…………..

 

STARS (ETOILES)

Les étoiles ont toujours inspiré toutes les formes de l’artisanat ou de l’art : des fabricantes de patchwork aux peintres et aux poètes qui les ont appelées « myosotis des anges », « fenêtres du paradis » ou « marguerite du ciel ».
Les étoiles constituaient une présence constante et significative dans la vie des marins et des navigateurs, qui scrutaient les cieux à la recherche de leur éclat, se fiaient à elles pour suivre leur cap et consultaient les cartes marines pour y trouver des renseignements à leur sujet.
En conséquence, les épouses des navigateurs, qui attendaient sur les rives de l’Atlantique le retour de leurs hommes, connaissaient elles aussi l’importance des étoiles.
En outre, rappelons que les femmes de la première génération de pionniers américains avaient elles-mêmes navigué, pour accomplir la longue traversée qui les avait portées de leur mère patrie vers un destin encore obscur, seulement éclairé par l’espoir et la lueur des étoiles.
Dans la vie quotidienne de ces personnes laborieuses c’étaient encore les étoiles qui scandaient les passages du temps et accompagnaient les travaux de la terre, dépendant en grande partie de la clémence des éléments atmosphériques, interprétés à travers leur langage.
Rappelons encore que les Amish placent fréquemment au centre de leurs magnifiques courtepointes le motif de l’étoile, afin d’exprimer leur admiration pour la création.
Parmi les nombreuses étoiles devenues classiques, rappelons la Lemon Star, une étoile à huit branches, formée de losanges ou parfois de rhomboïdes ; elle fut introduite en Amérique à l’époque de la colonisation française.
D’autres étoiles, très célèbres sont l’Ohio Star (étoile de l’Ohio) et la Road to California (la route de la Californie). Le nom de cette dernière est particulièrement suggestif à cause des aventures des pionniers qu’elle évoque.
Dans un carnet de l’époque on peut suivre les tribulations d’une famille qui, partie de la côte atlantique, mit une année pour atteindre le Far West.
Pendant ces longs mois, c’étaient un réconfort de pouvoir s’adonner au plaisir du patchwork. Les pièces se multipliaient, les panneaux augmentaient et le songe de la courtepointe qui allait être terminée dans la nouvelle demeure, peut-être à l’occasion d’une quilting bee, égayait les souffrances de l’interminable voyage.


Date de création : 28/02/2015 @ 16:49
Dernière modification : 02/01/2016 @ 18:37
Catégorie : Patchwork
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